Billet d’Humeur !

Rupture des négociations avec l’Union européenne : un déni de démocratie aux conséquences imprévisibles!

La décision prise le 26 mai dernier par le Conseil fédéral de rompre unilatéralement les négociations en cours depuis sept ans avec l’Union européenne en vue d’un accord-cadre est un véritable déni démocratique dans un pays se glorifiant d’être le chantre de la démocratie participative. De peur d’être désavoué par le peuple, auquel il aurait été tenu de soumettre le texte d’un accord de compromis qui aurait nécessairement comporté des désavantages pour la Suisse, le gouvernement a courageusement décidé de ne pas lui poser la question. C’est une capitulation en rase campagne ! Habitué à obtenir le beurre et l’argent du beurre, Berne espère pouvoir revenir à la bonne vieille méthode des accords bilatéraux sectoriels dont Bruxelles ne veut plus. Mais échaudé par la funeste tragi-comédie du Brexit, il serait étonnant que l’UE fasse beaucoup d’efforts pour sauvegarder sa relation avec une petite Suisse qui dépend largement d’elle au niveau économique et commercial. Cela va aussi être très dommageable sur le plan scientifique et fortement prétériter l’avenir des universités suisses exclues des programmes de recherche européens. Pour avoir refusé d’être un minimum solidaire, notre pays pourrait se retrouver très vite fort solitaire. JLM

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Le Cercle Germaine de Staël de Genève

Nous sommes un groupe de personnes issues de divers milieux socio-professionnels et originaires de plusieurs pays qui s’inquiètent des dérives politiques, économiques, financières et sociales auxquelles on assiste tant en Suisse qu’en Europe et ailleurs dans le monde. Nous considérons que la croissance sans limite des inégalités ainsi que la montée des populismes qui en est l’une des conséquences, menacent les principes fondamentaux de la démocratie auxquels nous croyons. Nous pensons que face aux bouleversements auxquels nous assistons dans de nombreux pays, nous ne pouvons rester indifférents. Depuis mars 2018, nous nous réunissons régulièrement à Genève pour échanger nos points de vue et mettre en commun nos expériences. Des personnes extérieures (journalistes, universitaires, politiques, etc.) contribuent à nos débats en nous faisant bénéficier de leurs connaissances. Notre groupe est ouvert à toute personne qui partage nos préoccupations et souhaite participer à nos activités.

Pourquoi avoir choisi la figure de Madame De Staël  (1766-1817) ?

Parce que cette femme d’exception a tenu plusieurs salons où se discutaient les grands problèmes politiques et culturels de l’époque

Parce qu’elle fut une adepte des Lumières et des idéaux de la révolution française

Parce que, cosmopolite et avant-gardiste, elle fut l’une des premières à promouvoir « l’esprit européen »

Parce qu’elle anticipa le féminisme en dénonçant les contraintes sociales qui empêchent les femmes de s’épanouir

Enfin, parce qu’elle n’eut pas peur de tenir tête à Napoléon !

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«J’ai défendu quarante ans le même principe, liberté en tout, en religion, en philosophie, en littérature, en industrie, en politique.»

Benjamin Constant